La Petite Sirène (1968)

Fiche technique
Nom originalRusalochka (Русалочка)
OrigineRussie
Année de production1968
ProductionSoyuzmultfilm
Durée29 minutes
Auteur conte Hans Christian Andersen
RéalisationIvan Aksenchuk
ScénariiAlexander Galich
Production déléguéFedor Ivanov
AnimationAntonina Alyoshina, M. Kuprach, Alexander Davydov, Marina Rogova, Elvira Maslova, Elena Malashenkova, M. Pershin, Yana Volskaya, Vadim Dolgikh, Vladimir Balashov, Nikolai Fedorov
Direction artistiqueDaniil Mendelevich
Direction du sonGeorge Martynuk
Direction de l'écritureRaisa Frichinskaya
DécorsDmitriy Anpilov, I. Zaruba, V. Issayeva
MontageI. Gerassimova
Direction photographieMikhail Druyan
MusiquesAlexander Lokshin, Johann Sebastian Bach (VO), Nathan Wang (VF)
ChansonsVictoria Ivanova
Editions
Sortie en VHS1995 (Citel)
Sortie en DVD1er octobre 2002 (Citel - Les contes de mon enfance)
Synopsis

Une horde de touristes débarque à Copenhague et se presse devant la statue de la petite sirène représentant le personnage du conte homonyme. Leur guide leur raconte alors qu’au temps d’Andersen, l’amour existait toujours. Entendant cela, un poisson rit car les humains pensent que l’amour existe et pas les sirènes alors que c’est exactement le contraire selon lui ! Puis le guide relate la triste destinée de la petite sirène. Le jour où celle-ci fêta ses 15 ans, âge où les êtres comme elles sont autorisés à nager à la surface, elle aperçut un jeune homme à bord d’un galion et aux prises avec une effroyable tempête. Le jeune homme tomba à l’eau et manqua de se noyer, heureusement la sirène le ramena sur le rivage. Tandis qu’il était inconscient, elle lui chanta une mélodie pour qu’il recouvre ses esprits. Mais au même moment, des jeunes filles sortirent d’un monastère et la sirène dut aller se cacher. L’une de ces filles identifia le blessé comme étant un prince et le ramena avec elle.


» Résumé complet


Commentaires

Cette version animée du célèbre conte de Hans Christian Andersen est l’une des plus anciennes qui existent et est antérieure à la version de Toei Animation et celle de Disney. Comme la variante japonaise, elle est très respectueuse de la fin (totalement écartée dans le film américain), même si des scènes ont été rajoutées (celles avec le guide et les touristes). Par rapport aux autres productions du studio Soyuzmultfilm, Rusalochka (nom russe de la petite sirène) possède un style très différent qui combine animation classique créée avec des celluloïds et animation à base de papier découpé. De plus, à l’intérieur même de ce dessin animé coexiste deux styles différents : le premier, en noir et blanc, avec des personnages grossièrement dessinés (le guide, les touristes et les poissons) et des photographies en guise de décors, et le deuxième, en couleurs et très raffiné, s’inspirant de tableaux et de tapisseries de l’époque médiévale (à l’exception du personnage de la sorcière qui semble sortie d’un cartoon). Tout cela confère à cette œuvre une atmosphère étrange, poétique et surréaliste. La musique est également une réussite et on notera, outre une chanson interprétée par la cantatrice russe Victoria Ivanova, l’utilisation d’un passage de la Toccata et Fugue en ré mineur BWV 565 de Jean-Sébastien Bach (qui a servi en France de générique à la série Il était une fois l’homme...).

Assurément, c’est l’un des plus beaux joyaux du studio Soyuzmultfilm, hélas saccagé dans sa version française qui s’est basée sur le remontage orchestré par les Américains de Film Roman (société affiliée à Film by Jove à qui l’on doit d’autres massacres du même genre). Ainsi, toutes les scènes en noir et blanc ont été coupées, de même que certains plans, les musiques ont été remplacées par des compositions difficilement écoutables et des dialogues superflus ont été rajoutés. La chanson de Victoria Ivanova a également été évincée et on notera d'ailleurs que la chanson américaine de substitution a été traduite en français. Enfin, la fin n'a pas été changée mais elle a tout de même été édulcorée. Alors que dans la version russe, le guide fait l'apologie du courage de la petite sirène qui aura tout sacrifié pour son amour (contrairement aux poissons qui raillent sa naïveté), on explique dans la version de Film Roman que son âme va devenir immortelle grâce à sa bonne action... Cette fin correspond néanmoins à celle du conte originel.
A noter qu’il existe une version live russe qui date de 1976 et qui est très connue dans son pays d’origine.

Merci à markyoloup pour l'identification des voix.

Doublage
Voix françaises :
Jean GaltierNarrateur
Jacques LussierLe prince
Johanne LeveilléLa princesse
Natalie Hamel-RoySirène #2, servante
Nicole FontaineSirène #3
Auteur : Arachnée
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Rusalochka © Hans Christian Andersen / Soyuzmultfilm
Fiche publiée le 23 novembre 2013 - Dernière modification le 02 septembre 2016 - Lue 3935 fois