Dot et le Kangourou

Résumé complet

Dot est une petite fille âgée d'environ cinq ans vivant en Australie, dans une immense région bien connue en ce continent, le bush (ou outback australien). Un jour qu'elle désire se promener autour de la ferme qui est aussi son foyer familiale, et après avoir obtenu la permission de ses parents (Franck et Jessie), elle part joyeusement se balader dans la nature quant elle aperçoit un petit animal de la famille des marsupiaux, du genre Sminthopsis qu'elle tente d'attraper (dans le roman adapté ici en cette version cinématographique, l'animal en question est un lièvre). Mais celui-ci, effrayé à la vue de cette présence humaine, s'enfuie. Dot le poursuit de suite en courant à toutes jambes à travers la forêt jusqu'au moment où elle arrive en un lieu où le dénivellement du sol la déséquilibre : elle tombe alors à terre et chute un peu plus bas, les racines d'un arbre interrompant brutalement sa descente.

Quelque peu secouée et éprouvée par ce petit accident qui ne lui a causé fort heureusement aucune blessure, Dot se retrouve en un endroit où elle ne sait plus quelle direction prendre pour retrouver son chemin. Perdue, elle erre alors dans le bush (dans le roman, la solitude et la peur qui l'accompagnent sont appuyées par le souvenir qu'elle a d'un petit garçon s'étant lui aussi égaré dans cette région et qu'elle n'a jamais revu malgré les recherches des adultes). Elle marche ainsi au hasard de ses petits pas qui la portent jusqu'au moment où elle fait une étrange rencontre, celle d'une dame kangourou dont elle peut comprendre le langage après avoir manger quelques baies offertes par l'animal (racines en version française) ; madame Kangourou lui dit toutefois de ne pas trop en manger afin de ne point trop en savoir car de connaître bien des choses peut apporter une grande tristesse... (dans le roman elle doit toutefois consommer de ce fruit un peu chaque jour car l'effet qu'il provoque sur la compréhension du langage animal ne dure qu'une journée). Après s'être présentées mutuellement, madame Kangourou propose à Dot de l'aider à retrouver son foyer, madame Kangourou ayant elle-même perdu son petit qu'elle avait prénommé Joey (elle n'en dira pas plus des circonstances de cette perte dont on sent encore la souffrance présente en elle). Elles vont alors toutes deux parcourir un long périple, et pour cela elles vont devoir se rendre tout d'abord au point d'eau le plus proche afin que Dot se désaltère après la rude errance qu'elle a enduré pour une petite fille. Mais avant tout, pour se déplacer plus rapidement, et Dot étant pieds nus, madame Kangourou invite l'enfant à l'intérieur de sa poche ventrale où Dot se sent de suite en sécurité et se rappelle à la chaleur de son foyer familial tandis que madame Kangourou ressent un peu de la présence passée de son petit. Les deux amies vont ainsi croiser sur leur chemin nombre de représentants de la faune présents en cette région – bilby, koala et d'autres marsupiaux ou encore des perruches et autres oiseaux... dont Dot comprendra également le langage grâce aux baies –, chaque rencontre étant l'occasion de quelques chansons, comme lorsqu'elles arrivent à destination du point d'eau où les animaux se doivent d'être prudents à cause des chasseurs, surtout les blancs... lieu alors sans danger où elles vont justement rester la nuit venue pour se reposer.

A son réveil, madame Kangourou s'étant éloignée pour aller chercher des baies et des racines, Dot est terrifiée à la vue d'un serpent la menaçant, mais un kookaburra (un martin-chasseur géant) quelque peu bavard en fera son petit déjeuner (la scène est un peu moins violente dans son déroulement par rapport au roman qui dans sa description détail de manière plus précise les gestes de l'oiseau lors de son combat avec le serpent).
La frayeur passée et pour tenter enfin de retrouver le chemin qui reconduira Dot en sa demeure, madame Kangourou, malgré une légère réticence à lui rendre visite de part son étrange nature qui l'indispose et son caractère très contrarié et susceptible, emmène l'enfant chez Platypus, l'ornithorynque dont le savoir est important, du moins le pense-t-on dans le bush à la vue de sa paradoxale apparence, celle-ci ayant d'ailleurs rendu l'animal méfiant envers l'espèce humaine qui a tant dit de bêtises à son sujet quant à son identité (et il ne manque pas de le souligner lorsque l'on s'adresse à lui). Hélas, malgré les millions d'années vécus par son espèce et cette sagesse ainsi acquise, l’ornithorynque paradoxus lui répond qu'il sait en effet qu'il ne sait pas où se trouve le chemin menant chez Dot, mais il sait toutefois que Willy l'oiseau chanteur pourra probablement en avoir une petite idée (le willie bergeronnette / willy wagtail est un passereau nommer aussi rhipidure hochequeue).

Entre-temps, évidemment très soucieux de son absence comme son épouse, le père de Dot est parti à la recherche de son enfant, mais après s'être aventuré dans le bush, souffrant d'un mal qui l'empêche de continuer, il se résout à rentrer chez lui afin de se soigner (dans le roman, hormis légèrement à la fin, il n'y a pas d'évocation quant à la recherche de l'enfant par son père, si ce n'est que Dot pense que sa disparition a probablement donné lieu à une expédition de recherche comme pour le petit garçon dont elle s'est souvenue).

Après quelques autres rencontres, dont celle d'une assemblée réunissant de nombreux animaux désirant statuer sur la présence de l'enfant humain parmi eux dans le bush, Dot et madame Kangourou font une halte dans une des grottes de Jenolan où se trouvent sur les parois des peintures rupestres représentant le Bunyip, à la fois terrifiante créature et mauvais esprit de la mythologie aborigène (le Bunyip est légèrement évoqué dans le roman alors que le métrage lui offre une très belle chanson mise en scène avec toute l'étrangeté requise qu'un tel sujet suggère).

Vers la fin du voyage (cette partie du métrage se déroule dans le roman en son milieu avant le procès précédemment évoqué), après avoir aperçu des aborigènes dansant une scène de chasse au kangourou lors d'un Corroboree, et se faisant les spectateurs discrets de cette réunion (dont le roman souligne un peu plus la vision effrayante que peu produire ce genre de cérémonie), Dot et madame Kangourou sont poursuivies par des dingos, eux aussi spectateurs du Corroboree ayant senti leur présence après que Dot n'est pu retenir un petit cri à la vue d'un aborigène faisant le geste de tuer de sa lance l'homme couvert d'une peau de kangourou. Une course-poursuite contre la mort s'engage alors pour madame Kangourou qui pourrait fuir plus rapidement sans son passager en sa poche, mais elle ne peut s'imaginer un instant abandonner la petite fille dont elle s'est attachée durant les quatre jours passées avec elle comme si elle était son enfant. Fort heureusement, madame Kangourou parvient non sans mal à sauter au dessus d'un précipice que n'osent affronter les dingos (dans le roman, la poursuite montre un kangourou pouvant faire front face à un dingo ayant rattrapé ses proies, madame Kangourou parvenant a tué le dingo grâce à ses griffes, aspect de l'animal peu mis en valeur dans les oeuvres jeunesses modernes comme ce métrage préférant mettre l'accent sur le côté non dangereux du marsupial).
Ainsi, après avoir réussi à s'agripper de justesse au bord du précipice et avoir puiser dans les dernières forces qui lui restait pour remonter, avec Dot toujours en sa poche, les deux amies sont sauves, quoique les dingos, et les aborigènes les ayant suivi, pourraient encore trouver un moyen de les atteindre. C'est alors qu'un groupe de butors (des oiseaux échassiers) se mettent à crier de leur énorme voix, faisant fuir de peur dingos et hommes, ceux-ci croyant avoir à faire au Bunyip (dans le roman, c'est essentiellement à la fin de cette poursuite se terminant avec l'aide des butors que la créature est évoquée). Les butors aideront ensuite Dot a soigné madame Kangourou qui s'est écroulée de fatigue après avoir tant puiser dans ses forces.

Non traité dans l'adaptation, du moins directement, le roman évoquera à la suite de cette poursuite une fête des oiseaux, la rencontre de Dot avec un émeu vivant auprès des troupeaux de moutons, ainsi que le procès organisé par une partie de la faune mettant Dot dans la position du coupable en lieu et place des hommes ayant fait subir bien des torts aux animaux du bush, jugement se déroulant en une certaine forme au milieu du métrage avec l'assemblée évoquée plus haut en une scène rassemblant une grande partie de la faune australienne avec madame Kangourou prenant la défense de Dot alors que dans le texte elle est absente et que les dialogues reposent sur moult interrogations quant à la caractéristique et le sens du procès.

Enfin, Dot et madame Kangourou rencontre Willy l'oiseau chanteur qui de ses hauteurs à une grande connaissance des lieux qu'il survole et l'ayant déjà aperçu par le passé en sa demeure conduira l'enfant chez elle.
Si Dot retrouve ainsi les siens comme dans le roman, le film de Yoram Gross montre toutefois une fin moins heureuse que le texte car contrairement à celui-ci madame Kangourou ne retrouve pas son enfant à la fin de l'aventure (ce sont les parents de Dot qui l'ont recueilli pendant l'absence de leur enfant) et lorsqu'elle quitte Dot, c'est un peu, encore, comme une nouvelle séparation pour elle et l'on ne peut être qu'étreint par la tristesse de la voir partir et de même redevenir réelle quittant sa forme dessinée pour retrouver un monde certes d'une grande beauté mais pouvant être terriblement cruel. Yoram Gross laisse ainsi un voile d'une aigre et douce mélancolie recouvrir nos sentiments, rappelant que nombre d'enfants perdus en certaines circonstances ne retrouvent pas leur foyer et que le monde animal est un univers empli de rudes épreuves à affronter et accepter...


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Dot and the Kangaroo © Ethel Charlotte Pedley / Australian Film Commission, Yoram Gross Films Pty Ltd
Fiche publiée le 13 janvier 2018 - Dernière modification le 15 janvier 2018 - Lue 318 fois